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permanence pour Asnières-Gennevilliers tous les mardi de 17 à 19h à l'espace Grésillons (Gennevilliers)

Numéros d'appel de la CIMADE

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Texte Libre

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 Ce site a été créé afin de permettre de communiquer

toutes les informations sur la vie de ce collectif et plus largement sur

l'ensemble des actions de divers collectifs du 92 ou autres. 

   PROCHAINES RÉUNIONS DU COLLECTIF: 

   Prochaine réunion locale à Asnières devant le café du métro à l'angle de la rue Renan et du bd Voltaire, à définir.

n'oubliez pas les pétitions de soutien

RÉSEAU DE VEILLE RESF - été 2007

N° URGENCE = 06 50 79 70 26

La première était serveuse, le second ferrailleur, le troisième menuisier ébéniste. A leur humble niveau, Zhou Qiuhong, Mohamed Haddaoui et Samiel Faye participaient à la richesse de la France. En 2007, tous trois ont pourtant été expulsés vers leur pays d’origine, mains et pieds attachés, sans un sou en poche et avec pour seuls vêtements ceux qu’ils avaient sur le dos. Derrière eux, ils ont laissé, outre des années de vie en France, leur famille : conjoint et enfants. Probable première dans l’histoire des expulsions, l’un d’entre eux est une femme, Zhou Qiuhong, épouse Pan. Rompant avec tous les tabous, le gouvernement français n’a pas hésité à la séparer, elle aussi, de ses enfants restés avec leur père.

En juin 2006, Zhou Qiuhong et Mohamed Haddaoui ont cru un moment pouvoir sortir enfin de la clandestinité. Nicolas Sarkozy avait alors publié une circulaire autorisant la régularisation exceptionnelle des parents d’enfants scolarisés. Tous deux répondaient a priori aux critères définis par le ministre. Tous deux ont fait une demande, mais ont été déboutés. Les demandes de régularisation de Samiel Faye et celle de sa compagne, Marie-Pierre, ont également été retoquées.

Dans un proche avenir, seul le dossier des Pan semble pouvoir se débloquer. Shaolin Pan est convoqué, le 4 janvier, à la préfecture de police de Paris pour «envisager une éventuelle admission exceptionnelle au séjour pour raisons humanitaires». S’il est régularisé, il pourra faire revenir sa femme. A Rahma Haddaoui, l’épouse de Mohamed, et Marie-Pierre Faye, celle de Samiel, l’administration oppose, en revanche, une fin de non-recevoir. Privés de leur conjoint, Rahma Haddaoui, Marie-Pierre Faye et même Shaolin Pan vivent aujourd’hui de la charité de leur entourage.

Pour Nicolas Sarkozy, ces trois couples, pauvres et sans qualification, incarnent l’immigration «subie», celle dont il ne veut pas. En visite hier dans un centre d’accueil des demandeurs d’asile de Paris, le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a défendu sa politique «d’immigration choisie», et répété que «La France - comme tous les autres pays, ni plus ni moins - entend choisir qui elle veut et qui elle peut accueillir sur son territoire».

EDITO : leurs vies

Derrière les quotas d’expulsion, il y a des hommes et des femmes. Le regard vissé sur le chiffre de 25 000 sans-papiers à expulser avant la fin de l’année, Brice Hortefeux fait son boulot. Sans états d’âme. Quelqu’un doit le faire, n’est-ce pas ? Quelqu’un doit se charger de tenir la promesse présidentielle. Simplement, au lieu de parler d’expulsion, le ministre évoque les 21 000 «éloignements» opérés à fin novembre. Nouvel exemple de langue de bois qui ne trompe personne.

A Libération, nous ne voudrions pas qu’on oublie que derrière ces chiffres spectaculaires, il y a autant de parcours individuels, de détresses, de frustrations… En un mot : de vies brisées.

Dans cette perspective, l’une des meilleures initiatives de ces dernières années est sans doute, à l’été 2004, la création de Réseau éducation sans frontières en parallèle avec les associations déjà actives dans ce secteur (Cimade, LDH, etc.). Parce que les simples citoyens de RESF ont fait comprendre à un grand nombre de Français que les expulsés étaient près d’eux, juste à côté, qu’ils avaient des droits et qu’on pouvait les aider.

Souvent, le seul crime des sans-papiers «éloignés» est de ressortir de la catégorie immigration subie, plutôt que de celle d’immigration choisie. Pour le reste, ils travaillent, vivent, tissent des liens, consomment en France. Sans faire d’angélisme, il est temps de reconnaître que la France, dans cette affaire, adopte une attitude brutale qui ne correspond pas à son image de pays des droits de l’homme. Faire du chiffre avec des expulsions n’est pas digne d’un pays qui a notre histoire.

Tous les miens sont en Europe 

«C’est pas comme ça la France.» Slalomant dans sa Renault 18 à bout de souffle entre piétons, deux roues, voitures et charrettes tirées par des ânes, Mohamed Haddaoui peste. Il avait quitté Berkane, petite ville du nord-ouest du Maroc, en 1999 pour travailler en France. Il en a été expulsé le 23 novembre. Depuis, cet homme de 43 ans vit en transit dans ce pays qu’il ne connaît plus. La région, et notamment sa capitale, Oujda, s’est développée. Mohamed Haddaoui regarde d’un œil détaché les chantiers qui ont fleuri alentours. Le bazar marocain l’énerve. «La vérité, madame, ici c’est pas comme la France», serine-t-il en boucle.

«Rien au Maroc». Son horizon, désormais, c’est la banlieue parisienne, où sont restés sa femme et ses trois enfants. «J’ai rien au Maroc, pas de maison, pas de travail, pas d’argent. Tous les miens sont en Europe.» Trois frères en République tchèque, le quatrième en Belgique et sa sœur à Paris, tous en situation régulière. Dans son pays d’origine, Mohamed Haddaoui est sans domicile fixe. Samedi et dimanche, il a dormi à Oujda, chez un beau-frère, puis chez un oncle. Il lui arrive aussi de se faire héberger à Berkane, à 60 km, où vit un oncle de sa femme qui lui prête la fameuse R18. C’est là qu’il est né, a grandi, a commencé à travailler comme chauffeur de taxi. Rue 334, numéro 29. De la maison familiale ne restent que les murs. Tout le reste, y compris les encadrements de fenêtres, a été volé. Bien que divorcés depuis des années, les parents de Mohamed Haddaoui se la disputent. Sa mère en a été chassée. L’affaire est au tribunal.

Pour le vivre comme pour le couvert, ce Marocain dépend de la solidarité familiale. Sauf que cette solidarité a les limites que dicte l’islam. «Quand l’homme sort, je sors avec lui.» En clair, lorsque l’oncle ou le beau-frère part travailler, Mohamed Haddaoui n’a pas le droit de rester seul dans la maison avec les femmes. «Le Coran l’interdit.»Dehors, il erre. «Je marche ou je reste avec un commerçant, et on discute, ou je vais dans le café de la place des taxis.»

Internet.Ce lundi, Mohamed Haddaoui est chez l’oncle d’Oujda. Dans un coin du salon meublé à la marocaine d’une banquette qui fait le tour de la pièce et de deux tables basses, un ordinateur relié à Internet. Mohamed Haddaoui s’y connecte régulièrement pour suivre l’évolution de son affaire. Une alerte clignote en bas: «C’est Khadija.» Sa belle-sœur, française, l’appelle d ’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Elle fait le point: «Hortefeux n’a pas voulu signer le document permettant à Rahma [l’épouse de Mohamed Haddaoui, également sans papiers, ndlr] de circuler librement. Il attend le feu vert de Sarkozy.» Autre nouvelle : «Les cartes postales [illustrées par un dessin de sa fille Meryem et signées par les camarades de ses enfants, ndlr] ont été envoyées à Sarkozy.»«C’est bon, ça ?» s’inquiète-t-il.

Mohamed Haddaoui trouve son sort très injuste. «Comment tu peux expulser un père de famille de trois enfants ?»Il a quitté le Maroc, car son activité de chauffeur de taxi, non-propriétaire de son véhicule, ne le nourrissait pas . «Il y avait beaucoup de gens de mon quartier qui étaient à Paris. Ils m’ont dit qu’il y avait du travail dans le bâtiment.» Muni d’un visa de tourisme, il entre en France. Achète des faux papiers: 1 500 francs à l’époque. Et travaille. D’abord sur les marchés, puis comme ferrailleur sur les chantiers de BTP. Ses conditions de vie sont rudes. Moins de 1 000 euros de salaire par mois, une chambre de 16 m2 pour la famille qui l’a rejoint.

Contrôles. Une première fois, il est contrôlé par la police, gare Saint-Lazare à Paris. Après onze heures de garde à vue, il est libéré. Une deuxième fois, à Bobigny: «Je sors du métro, trois policiers: "Bonjour monsieur, contrôle des papiers." "J’ai pas de papiers." Mes enfants viennent à côté de moi. "Est-ce que c’est tes enfants?" "Oui." "Et tu vas où?" "Chez la tante de ma femme." Il parle à l’autre policier et me dit: "Bonne journée." C’est à 100 % à cause des enfants que je suis pas arrêté».

Le troisième contrôle se passe moins bien, puisque Mohamed finit embarqué dans un avion d’Air France comme un paquet, mains attachées à une ceinture, jambes entravées avec du ruban adhésif. Débarqué à Casablanca avec pour seuls vêtements ceux qu’il a sur le dos, un billet de 50 euros miraculeusement conservé en poche, il prend le train pour Oujda. Depuis, il attend un signe de la France. 

Selon lui, les parents d’enfants scolarisés doivent être régularisés, comme Sarkozy l’avait promis en juin 2006. Ensuite, il ne voit pas d’inconvénient à ce que le gouvernement stoppe l’immigration. «J’ai imaginé la solution: monsieur Sarkozy pourra faire une loi et dire "à partir de maintenant, si quelqu’un entre en France sans visa, jamais de la vie il n’aura des papiers".»
Pas humain de détacher une famille:

Je suis venu comme ça. Je n’ai vu ni ma femme, ni mes enfants, et j’ai eu mal. J’ai même pleuré à l’aéroport. Ils m’ont expulsé, et tout le monde pleurait.» Samiel Faye se souvient bien de la dernière Saint-Valentin. Le 14 février, ce père de trois garçons était seul dans l’avion qui le ramenait au Sénégal, son pays natal qu’il avait quitté en 1999. Sans papiers en France, le menuisier ébéniste travaillait, louait un appartement, payait les factures et la taxe d’habitation. De son portefeuille, il sort le badge technique estampillé France 24, là où il dit avoir travaillé «dur». Dans son sac, la carte de transport de bus française et la photo de ses trois fils. «C’est très dur», répète-t-il constamment.

«Je ne vole pas». Samiel Faye se souvient avec précision de son contrôle sur la route, alors qu’il amenait sa voiture au garage pour réparations. Puis de son arrivée au poste de police. Et, enfin, lorsqu’on lui a dit : «Tu prends tes affaires, tu vas au Sénégal.» Lui n’avait qu’une idée en tête : aller chercher son fils aîné qui l’attendait au club de foot. «Je voulais juste qu’on me régularise, car j’ai une famille, un travail. Je paie mes factures. Je ne vole pas et je n’ai jamais eu de problèmes avec la police.» Mais Samiel Faye, 38 ans, dont huit de vie française, a pris l’avion, direction le Sénégal.

A son arrivée, il avait juste quelques membres de la famille de sa femme, restée en France avec les enfants. «J’étais dégoûté. Moi ici, ma famille là-bas. Comment vivre sans eux ?» En attendant une régularisation - «c’est ma femme qui s’en occupe», précise-t-il -, Samiel fait des petits boulots pour vivre et, parfois, s’il le peut, envoyer un peu d’argent à sa femme. Après avoir passé un peu de temps dans sa belle-famille, il vit désormais chez un ami d’enfance qui lui prête une chambre dans un quartier populaire de Dakar. Son ami, comme beaucoup de gens de son entourage, croit qu’il est en congés. «Ma situation, je ne la raconte pas à n’importe qui. Si j’avais dit que j’étais expulsé, les gens me regarderaient différemment. Ici, les gens parlent trop, donc je ne dis rien. J’attends juste de pouvoir retourner auprès de mes enfants et reprendre le boulot.»

 

Ses fils, aussi, pensent qu’il est en vacances. Le deuxième a pleuré à l’école, il y a une semaine; son père lui manque. Alors Samiel a pris le téléphone pour le réconforter. «On s’appelle souvent pour se donner des nouvelles. Le plus difficile, c’est que je suis seul. Mes enfants me réclament tout le temps, surtout le petit de quatre ans et demi. Et puis ça va être mon premier Noël sans eux…» Samiel ne trouve plus les mots pour continuer sa phrase. Il triture sa casquette dans tous les sens. Puis se met à sourire en regardant les photos envoyées par sa femme. «Ils ont beaucoup grandi. Je vais essayer de leur envoyer un petit cadeau pour leur faire un peu plaisir quand même.»

 

«Je pense beaucoup». Quand ses petits boulots lui en laissent le temps, Samiel, qui est un fervent supporter de l’OM dont il porte un tee-shirt bleu et blanc, dit ne rien faire. Sauf peut-être trop réfléchir. «Le soir, je reste seul. Mes problèmes, je les garde pour moi. Souvent, je suis découragé, je pense beaucoup. Ma femme est seule là-bas avec les garçons, qui sont durs.» Est-il en colère ? «Oui, dit-il, car «ce qu’ils ont fait, c’est pas gentil. Si j’étais célibataire, je peux comprendre. Mais là, c’est pas humain de détacher une famille comme ça.»

 

En attendant, il garde l’espoir de repartir vite en France. Le Sénégal «a changé un peu», dit-il, mais il ne regarde pas vraiment son pays. «J’espère revenir vite en France, car j’ai un métier depuis longtemps, et je veux m’occuper de mes enfants comme tout le monde. Tout simplement avoir une vie normale.» Lorsqu’il les reverra, il fera comme chaque dimanche : «Je les emmènerai au parc, chez McDo. Comme on allait en famille. Tranquille.»

 

1) Le Blis de Noël
2) A ne pas oublier : c'est la semaine des lettres au ministre de la rafle et du drapeau pour lui parler d'un jeune ou d'une famille qu'il maltraite. Pour ceux qui n'ont pas de cas précis à citer mais qui veulent (doivent !) tout de même écrire, le cas de Ferzende Tastan (voir sur le site) doit absolument être défendu des centaines et des centaines de fois !
3) Rolland Rokoarivelo a refusé d'embarquer (voir en fin de message)
 
BLIS DE NOËL : Le pire serait de s'habituer :
- Nous n'avons plus de nouvelles d'Ibrahim
- Sitting de 450 collégiens à Grasse
- Orléans : Amilton régularisé , Champagne !
- Molinges se bat pour Lianna
- 1000 lycéens dans les rues de Lyon
et bien d' autres mobilisations
- Marseille avec les jeunes et les parents sans papiers
- Coup de force dans le Cantal pour expuser un père géorgien et son fils
- Le retour de M. Qiu
et des nouvelles de Camila , M. Haddaoui, Basile , la famille Ali et la famille Muliqi
 
Cerises sur la buche   : Signez le manifeste des innombrables !  un appel aux sous ! "La vie plutôt que les chiffres "

la page :
le lien http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10455
le pdf : http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/BLISS40.pdf

 Rolland Rakotoarivelo, le père de deux enfants du 94 qui était en rétention depuis  32 jours et devait être expulsé ce matin n'est pas parti. Des personnalités  étaient intervenues hier dans la soirée pour exprimer leur indignation de voir  deux enfants privés de leur père en guise de cadeau de Noel. Une cinquantaine de militants RESF et d'habitants du Val de Marne, dont plusieurs élus (une conseillère régionale, des élus municipaux)  étaient ce matin dans le hall de l'aéroport de Roissy pour discuter avec les passagers et leur demander de soutenit Rolland.
Malgré les pressions et les mensonges de certains policiers (qui lui disaient par exemple qu'il obtiendraut un visa de retour s'il se laissait expulser), il a tenu et bon et a refusé d'embarquer.  Merci et bravo à tous.
Il est actuellement en garde à vue et passera en principe demain devant le TGI de Bobigny pour refus d'embarquement. Il risque trois mois de prison mais le tribunal peut aussi bien le relaxer. C'est ce que nous irons demander pour lui à Bobigny. 

Chers amis et camarades,
    Samedi 22 décembre à la Grande Arche de la Défense s'est déroulée la Manifestation Départementale du Collectif des sans papiers du 92. Elle tenait ainsi à dénoncer la scandaleuse politique de ce gouvernement en matière d'immigration et particulièrement dans la chasse aux Sans Papiers (arrestations, expulsions, placement en centre de rétention, licenciements...)
    Une soixantaine de personnes étaient réunies. Manifestation modeste sans doute  due à la proximité des congés mais très dynamique . Elle regroupait à côté du CSP 92  de nombreux soutiens syndicaux (FSU 92, SUD 92) et politiques (PCF, LCR) ainsi que des associations (CSP 94, LDH, RESF,comité de soutien au CSP 92, des étudiants et lycéens de Nanterre...).Le comité de soutien à la famille HADDAOUI était aussi présent (parents et enseignants des écoles et collèges).
    C'est néanmoins de façon très offensive derrière la banderole historique vieille de dix ans confectionnée par Olivier Nallet que la manifestation a parcouru l'espace du Parvis sous le regard de nombreux passants venus au Marché de Nöel. Les slogans pour la régularisatrion de tous les Sans Papiers, contre les Lois Hortefeux et Sarkozy, contre les expulsions et pour la fermeture des Centre de détention étaient repris par les manifestants. Un sitting a eu lieu devant le CNIT pour symboliser la volonté des Sans Papiers de vivre et de travailler en France (J'y suis, j'y reste).
    Des prises de parole ont eu lieu et des rendez vous ont été pris pour janvier (comité de soutien à la famille HADDAOUI après le succès rencontré de la carte de Noël et pour son retour en France, manifestation en janvier pour la fermeture des CRA et contre l'implantation de l'un d'entre eux à Nanterre...).
    Après les plus de 21000 expulsés de Hortefeux (combien pour l'année prochaine avec son cortège de souffrances et d'injustices ?), les combats de l'an prochain seront encore difficiles. Nous réagirons dans l'unité pour s'opposer à ces politiques indignes, pour que les Sans Papiers puissent vivre et travailler normalement en France, pour que les enfants puissent étudier dans la sérénité dans les écoles, collèges, lycées et université.C'est un combat pour la justice, pour la dignité et pour les libertés de tous.
Robert RIQUOIS
FSU 92
RESF 92
Quelques photos de la manif:
http://picasaweb.google.fr/robert.riquois/ManifCSP22DCembre2007
La « régularisation » par l'emploi n'en est pas une : danger pour les sans-papiers !

Une rumeur court en ce moment parmi les sans-papiers, et parmi les employeurs ou employeurs potentiels de sans-papiers : la réforme de la loi sur l'immigration du 20 novembre dernier permettrait la régularisation des étrangers qui travaillent ou qui détiennent une promesse d'embauche.

Or malgré les annonces faites par le gouvernement, non seulement on est loin d'une telle régularisation sur la base du travail, mais la disposition à l'origine de cette rumeur, qui a été introduite - d'ailleurs dans la plus grande des discrétions - par la loi Hortefeux, pourrait
s'avérer être un véritable piège pour les personnes en situation irrégulière.

La disposition en question donne désormais la faculté aux préfectures de délivrer un titre de séjour à des étrangers qui exercent une profession connaissant des problèmes de recrutement.
Mais le seul fait de travailler - et de pouvoir justifier d'un emploi – ne donnera aucunement un droit automatique à une carte de séjour. Les préfectures useront dans le traitement de ces dossiers, comme elles en ont l'habitude, de leur pouvoir discrétionnaire.
D'ailleurs, la nouveauté se niche dans une partie du CESEDA (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) qui le dit explicitement : il s'agit d'une « admission exceptionnelle au séjour ».
Parler ici de « régularisation » est une contre-vérité.

Mais il y a pire. Le dispositif n'est pas encore opérationnel ; il ne le sera qu'après l'adoption de la liste des professions décrétées « sous tension ». On pouvait espérer par réalisme que cette liste épouse les métiers exercés de fait par les sans-papiers. Et bien non ! On a appris, via une « fuite » dans le journal Libération du 29 octobre 2007, qu'il y aura deux listes, l'une réservée aux ressortissants des derniers pays entrés dans l'Union européenne, comprenant plus d'une centaine de professions peu qualifiées (celles exercées bien souvent par des travailleurs sans autorisation de travail), et une autre, plus courte, de métiers exigeant pour la grande majorité d'entre eux des diplômes de l'enseignement supérieur, qui sera celle applicable aux non communautaires. L'étau se resserre, et les chances pour les sans-papiers d'être admis (exceptionnellement) au séjour d'autant.

Depuis l'annonce d'une possible régularisation par le travail, en tous cas, beaucoup d'étrangers se précipitent dans les préfectures. Certains ont déjà fait l'objet d'interpellations au guichet et d'un éloignement du territoire. Les reconduites à la frontière sont facilitées par le fait que beaucoup parmi les personnes concernées sont célibataires, et souffrent davantage d'isolement. Après le fichage des familles favorisé par la prétendue régularisation de juin 2006, s'opère celui des étrangers célibataires. Une aubaine pour atteindre et dépasser les objectifs affichés de 25 000 expulsions pour l'année ! Ces expulsions sont peut-être, malgré les discours sur l'immigration de travail, la principale ambition de la politique  migratoire du gouvernement ?

Le Gisti tient à alerter les sans-papiers et tous ceux qui les soutiennent : il est important qu'ils ne se rendent pas dans les préfectures tant que les listes de métiers ouverts ne sont pas parues, et même alors de ne pas s'y rendre sans s'être renseigné auprès d'une association ou d'un
syndicat.
20 décembre 2007
Asnières
La carte de Noël à Sarkozy réclame le retour du père
 
 

C'EST UN DESSIN de la fille de Mohamed Haddaoui, âgée de 7 ans, qui représente toute la famille et sert d'illustration à la carte postale. Quatre cents exemplaires de cette carte de Noël ont été tirés et sont vendus à 1 €.

Une idée originale du comité de soutien au père sans-papiers expulsé le 23 novembre vers le Maroc pour demander le retour de ce dernier en France, à Asnières (où vivent sa femme et ses trois enfants). Les acheteurs n'ont plus qu'à expédier la carte-pétition au président de la République. Au dos du dessin, est inscrite une phrase qui parodie le message du chef de l'Etat aux Farc (les forces armées révolutionnaires de Colombie) pour demander la libération d'Ingrid Betancourt.

« Je forme un rêve : celui de voir Mohamed Haddaoui au milieu des siens pour Noël. Monsieur Sarkozy, vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez montrer au monde que la France comprend les impératifs humanitaires. » Jeudi, le conseil municipal a adopté un voeu pour demander le retour du sans-papiers auprès de ses proches, pour lui « permettre de vivre en paix, sur le territoire ».

 

Le Parisien , lundi 17 décembre 2007

ASNIERES, JEUDI. Le comité de soutien à Mohamed Haddaoui, a fait une carte postale, à partir du dessin de sa fille, qui sera envoyée à 400 exemplaires à Nicolas Sarkozy.   (LP/C.G.)

ECRIVONS UNE LETTRE AU MINISTRE de l’IMMIGRATION

RESF invite à marquer la période des fêtes et le début de l’année 2008 par une campagne massive de lettres envoyées au Ministre de l’Immigration. L’objectif est de rendre visible, palpable, soupesable, remplacer les chiffres par la vie ! la masse des cas et l’humanité de chaque situation.

RESF invite tous les abonnés de la liste info, (et les charge de proposer la même action à leurs réseaux) à écrire une lettre : courte monographie / plaidoyer en faveur d’un jeune ou d’une famille sans papiers. Des faits, et aussi de la chair, de l’émotion de la conviction.

A la fin de cette campagne, il sera fait une lecture publique de certaines de ces lettres par des artistes.

Qui écrit ?

Vous, en vous présentant comme parents, profs, voisins, amis, collègues, copains, collectif et comme membre du RESF (c’est une campagne du réseau, cela doit apparaître). Assurez vous d’avoir l’accord du jeune ou de la famille en question nommée explicitement chaque fois que c’est possible. (Si non : une initiale). Mais la lettre doit être précise, aussi efficace, percutante, pertinente et émouvante que possible. (Pas de mélo, la réalité suffit).

A qui l’adresser ?

Envoi par poste au

1. Ministre de l’immigration, de l’identité nationale et du codéveloppement

(c’est à la fonction qu’on s’adresse, et pas à la personne)

Ministère de l’Immigration,

101, rue de Grenelle 75323 Paris Cedex 07

Ceux qui le souhaitent peuvent l’adresser également au préfet de leur choix

2. + copie à RESF (s/c EDMP. 8 impasse Crozatier 75012 Paris). Avec mention NOEL sur l’enveloppe

Pourquoi ?

Il faut mesurer l’action réalisée, et pouvoir communiquer à son sujet.

Quand ?

du 22 décembre (pour que ça arrive le 24) au 31 décembre 07

Ce qui compte c’est l’effet MASSIF

MEDIATISATION

sans laquelle l’opération ne présente aucun intérêt

- annonce publique de l’initiative par une dépêche AFP le 24 décembre

- après clôture de l’opération, une lecture publique de certaines de ces lettres dans une vraie salle, bref un évènement politique et théâtral qui s’il est réussi peut être amplifié, poursuivi

- Quand ? après la campagne CRA, fin janvier / février

- Où ? Paris, et toutes les autres villes qui pourront organiser l’évènement.

Présentation

ADRESSE POSTALE

Collectif de soutien aux sans-papiers d'asnières
c/o UL CGT
4, av d'Orgemont
92600 Asnières

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